Dior

Fleuron du luxe français, la Maison Dior incarne – depuis sa création en 1947 – le talent, l’innovation et l’élégance. Elle exprime sa créativité dans les univers de la mode et des accessoires, du parfum et de la beauté, de la joaillerie-horlogerie, et de la maison.

À l’origine de cette marque prestigieuse, Christian Dior qui fut l’un des plus illustres couturiers du 20ème siècle. Il se fait remarquer véritablement par son talent alors qu’il occupe un poste de modéliste au sein de la Maison de haute couture Robert Piguet. Engagé en 1938, il ne signera cependant que trois collections pour le couturier avant d’être mobilisé. De retour à Paris en 1941, Christian Dior entre comme modéliste chez Lucien Lelong … qui, décidément, a la main heureuse. La même année, en effet, le célèbre couturier parisien engage également Pierre Balmain. En 1945, la chance se présente à Christian Dior en la personne de Marcel Boussac, un grand industriel du textile. Avec son soutien financier, Christian Dior s’installe l’année suivante dans un charmant hôtel particulier du 30 avenue Montaigne à Paris et fonde sa Maison de couture. Le 12 février 1947, deux mois après l’inauguration, le couturier y présente les quatre-vingt-dix modèles de sa première collection.

Au lendemain de la guerre et en pleine pénurie, cette collection est l’expression même du renouveau auquel chacun aspire. Et c’est le choc ! Le monde de la mode et la critique saluent unanimement le génie de Christian Dior. La pièce maîtresse de ce premier défilé haute couture est le tailleur « Bar » : grande jupe noire et petite veste à basque. Ce modèle iconique est le symbole du style « New Look », ainsi baptisé par Carmel Snow, rédactrice en chef du magazine de mode américain Harper’s Bazaar. Déclinée merveilleusement dans cette collection, la silhouette inventée par Christian Dior – épaules menues, poitrine ronde et haute, taille fine et marquée et jupe volumineuse en forme de corolle coupée à mi-mollet – déclenche l’enthousiasme. Cette même année, Christian Dior reçoit le prix « Neiman Marcus ». Il fonde la société des Parfums Christian Dior puis lance « Miss Dior », son tout premier parfum féminin créé en hommage à sa soeur Catherine.

Dès lors, une reconnaissance internationale est acquise au couturier. Les plus grandes stars et les personnalités de l’époque s’emparent de ses créations : la duchesse de Windsor, Rita Hayworth, Ava Gardner, Marilyn Monroe, Lauren Bacall ou encore Marlène Dietrich, … Fidèle cliente depuis le défilé du 12 février 1947 auquel elle avait assisté, Marlène Dietrich imposera d’ailleurs au cinéaste Alfred Hitchcock que Christian Dior l’habille pour le film « Le grand alibi » (1950). En effet, elle n’accepta d’être l’actrice principale de ce film qu’à cette condition. Cette exigence formulée de manière très lapidaire – « No Dior, no Dietrich » – fut naturellement accordée ! Costumier pour le cinéma bien avant de fonder sa Maison de couture, Christian Dior répondra présent aux sollicitations d’autres grands réalisateurs et habillera bien des actrices à l’écran comme à la ville. Après la mort du couturier en 1957, la Maison Dior continuera de collaborer avec le cinéma.

Fort de ces premiers succès, Christian Dior ouvre en 1948 une Maison de prêt-à-porter de luxe à New York. Puis il crée Christian Dior Parfums New York. En 1949, il lance un nouveau parfum féminin, « Diorama ». À cette époque, il instaure un système de concession de licence d’abord pour la commercialisation des bas Dior, des cravates puis de tous les accessoires de la marque. En 1954, le couturier décrète la fin de la ligne « Corolle » et du « New Look ». Ses créations, « plus adaptées au mode de vie de la femme moderne », adoptent alors la ligne « H », tout en longueur, qui libère la taille et gomme complètement la silhouette. Il dessinera ensuite les lignes « A » (en hommage à la tour Eiffel) et « Y ». Travailleur acharné, créateur visionnaire et influent, homme d’affaires avisé, Christian Dior est alors à la tête d’une activité florissante déjà bien implantée à l’international. En 1955, il s’adjoint les services d’un assistant du nom de Yves Saint Laurent. Cette année-là, il lance son premier rouge à lèvres puis une gamme de produits de beauté. En 1956, naît le merveilleux « Diorissimo », un parfum féminin construit autour du muguet, fleur fétiche du couturier. La ligne « Fuseau », imaginée pour la saison automne-hiver 1957, est la dernière collection de Christian Dior. Il succombe à une crise cardiaque le 24 octobre 1957. Il avait 52 ans.

À la mort du couturier, Yves Saint Laurent est nommé directeur artistique de la Maison Dior. Poursuivant l’oeuvre de Christian Dior, il présente une première collection – « Trapèze » – qui remporte un immense succès. Pour cette collection, le jeune couturier de 22 ans se voit décerner le prix « Neiman Marcus » (1958). Pour autant, Yves Saint Laurent ne fera pas carrière chez Dior. Après six collections, il quitte la Maison de couture en 1960. Marc Bohan, qui avait assuré la succession de Christian Dior à Londres et à New York, le remplace. Il dessinera toutes les collections de la Maison Dior jusqu’à l’arrivée de Gianfranco Ferré en 1989.

Si Christian Dior n’est plus, sa Maison va continuer d’oeuvrer au service de la féminité et de la séduction. Dans les années 60 et 70, elle se montre particulièrement prolifique. Dior est ainsi la première Maison de haute couture à créer son propre vernis à ongles. En 1962, elle lance en effet une collection de quatre vernis – un blanc et trois rouges intenses – venant compléter la silhouette avec élégance. Notons que l’un d’entre eux, le « Rouge Altesse », est toujours commercialisé aujourd’hui. Reconduit chaque saison depuis sa création, ce vernis rouge vif, incendiaire et glamour est indissociable du style Dior. De nouveaux parfums voient le jour : « Diorling » en 1963, l’emblématique parfum pour homme « Eau Sauvage » en 1966 et « Diorella », une fragrance fraîche et piquante née en 1972. Une gamme de produits de maquillage est lancée en 1969. Côté mode, Dior entreprend de se diversifier. En 1967, Marc Bohan propose sa première collection de prêt-à-porter pour nouveaux nés et enfants (jusqu’à 4 ans) baptisée « Baby Dior ». Et tel un écrin tendre et raffiné, une boutique entièrement dédiée à cette nouvelle ligne ouvre ses portes au 28 de l’avenue Montaigne. Elle est inaugurée le 7 novembre par la princesse Grace de Monaco. Cette même année, la Maison Dior lance la ligne « Miss Dior », première collection de prêt-à-porter féminin en France. Viendront ensuite la ligne « Christian Dior Tricots-Coordonnés » (1968), la ligne « Christian Dior Monsieur » (1970) et la collection « Prêt-à-Porter Fourrure » (1973).

Symbole de l’élégance à la française et véritable réussite commerciale, la Maison Christian Dior est détenue à 99,8% du capital par le groupe Marcel Boussac. En pleine débâcle financière, celui-ci est mis en règlement judiciaire en 1978 et racheté par le groupe Agache-Willot, qui dépose également le bilan en 1981. Si l’avenir semble alors incertain pour la société Christian Dior, un homme s’intéresse tout particulièrement à sa situation. Il s’agit de Bernard Arnault qui, pour prendre le contrôle de la marque prestigieuse, n’hésite pas à racheter le groupe Willot avec un groupe d’investisseurs (1984). En 1985, il devient PDG de la société Christian Dior. Il lui faudra attendre encore quelques années avant de prendre possession de la société des Parfums Christian Dior cédée en 1968 au groupe Moët Hennessy. C’est chose faite depuis 1989. Aujourd’hui, la société Christian Dior est devenue une holding appartenant au groupe Arnault et, dont les filiales sont la société Christian Dior Couture et LVMH (qui détient les Parfums Christian Dior).

Pour Dior, la fin des années 80 est synonyme de changement. En 1989, le couturier italien Gianfranco Ferré remplace Marc Bohan à la tête de la direction artistique. Dès sa première collection haute couture, le succès est au rendez-vous. Pour cette collection, il est récompensé par les professionnels de la mode qui lui décernent le « Dé d’or ». Il est néanmoins remplacé en 1996 par le créateur britannique John Galliano qui prend en charge la direction de la création des collections de haute couture et de prêt-à-porter féminin.

Talentueux et excentrique, John Galliano révolutionne alors la vénérable Maison qui continue, cependant, de porter les valeurs fondamentales que sont l’élégance et l’excellence. Les personnalités et autres « happy few » adoptent ses créations, les ventes s’envolent et Dior devient une véritable marque de mode. En 1998, la nomination de Victoire de Castellane à la direction de la création de Dior Joaillerie est une autre révolution ! La fantaisie sophistiquée et le travail artistique si original de cette créatrice à l’imagination débridée bousculeront les codes de la haute joaillerie jusqu’alors en vigueur chez Dior. Bientôt, un autre créateur emblématique rejoindra la Maison Dior : Hedi Slimane qui, en 2000, devient le directeur artistique de Christian Dior Monsieur (aujourd’hui Dior Homme) et qui réveillera l’image de la marque en imaginant un nouveau concept masculin très contemporain. En 2007, son successeur Kris Van Assche présente ses premières collections. Il quitte ses fonctions en mars 2018 – mais reste dans le groupe LVMH -, laissant la place au britannique Kim Jones, ancien directeur artistique des collections masculines de Louis Vuitton ; il rejoint ainsi Pietro Beccari, ancien directeur marketing et communication de Louis Vuitton, juste nommé PDG de Christian Dior Couture en remplacement de Sidney Toledano, devenu PDG du LVMH Fashion Group.

Marque emblématique, marque prestigieuse en perpétuelle évolution, … Dior exprime magnifiquement le luxe français à travers le monde. En dépit des heurts, elle n’en conserve pas moins toutes ses valeurs. Ainsi plus d’un an après le départ de John Galliano (mars 2011), Raf Simons entre chez Dior en avril 2012. Le créateur belge – renommé pour son sens de la rigueur et des matières, son goût des lignes pures et sa vision élégante de la féminité – est chargé de la création des collections de haute couture, de prêt-à-porter et d’accessoires féminins de la griffe. Trois ans plus tard en octobre 2015, après avoir redonné un second souffle à la Maison – entre collections suscitant l’engouement et résultants florissants -, Raf Simons quitte la direction artistique de Dior. Il est remplacé en 2016 par Maria Grazia Chiuri, officiant jusqu’alors chez Valentino. Une nomination inédite dans l’histoire de la Maison qui, pour la première fois depuis 1947, confie la création des collections femme à une femme. Une femme accompagnée – cependant depuis juillet 2019, au sein de l’équipe de création – de l’ancien directeur artistique de Schiaparelli, Bertrand Guyon.

Mode, accessoires, parfums, cosmétiques, joaillerie, horlogerie … autant de domaines dans lesquels la Maison Dior excelle, innove, séduit et marque les esprits durablement ; avec des produits devenus emblématiques tels que les parfums « Poison » (1985) ou « J’adore » (1999), le sac « Lady Dior » (1995), de nouvelles collections comme la gamme de soin « Capture Totale » (2006), les parfums de la « Collection Privée Christian Dior » (2010), la collection Dior Maison (2016), de nouvelles égéries et de nouveaux visages comme Charlize Theron (2004), Marion Cotillard (2008), Natalie Portman (2010), Robert Pattinson (2013), Bella Hadid (2016), Cara Delevingne (2017), …, des défilés, des projets, des évènements, des livres, des expositions, …, qui démontrent le savoir-faire unique et l’immense créativité de la Maison Dior, à travers ses différents métiers.

Visuel : Dior

http://www.dior.com/

Marque mise à jour le 10 août 2019

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