Balmain

Balmain est une Maison de luxe française, déclinant à la fois les codes de l’élégance et de la féminité dans un style mixant le chic, la sophistication, le glamour mais aussi l’audace, le sexy et la rock attitude. Consacrée par le milieu de la mode, la marque séduit des femmes modernes, libres, féminines et qui n’ont pas froid au yeux.

L’histoire commence lorsque Pierre Balmain quitte sa Savoie natale pour monter à Paris, puis rejoindre l’atelier du couturier Lucien Lelong où il fera ses débuts et rencontrera Christian Dior et Hubert de Givenchy. En 1945, Pierre Balmain ouvre sa Maison de couture. Sa première collection est un succès ; les clientes affluent et découvrent avec ravissement le charme désinvolte et l’élégance empreinte de sophistication des créations du couturier.

Un couturier qui, rapidement, ajoute les parfums à son univers : « Élysée 64-83 » en 1946 suivi du mythique et audacieux « Vent Vert » (1947), un parfum extrêmement novateur – et toujours d’une grande modernité – qui symbolise la liberté de l’après-guerre ou encore « Jolie Madame », un chypré-fleuri aux accords précieux, emblème d’un style dédié à la femme élégante des années 50. Des parfums composés par Germaine Cellier, première femme parfumeur, qui imposa son incroyable esprit créatif et révolutionna la parfumerie avec des fragrances audacieuses, notamment « Bandit » ou « Fracas » de Robert Piguet, autre grand couturier parisien.

Les années 50 … période faste et créative pour Pierre Balmain qui impose un style élégant, glamour, des lignes pures, structurées, rehaussées de détails sophistiqués ; le style d’une femme active, élégante, pétillante, charmeuse, un brin désinvolte. Ce style très « Jolie Madame », du nom de sa collection lancée en 1952 (et du parfum né en 1953), enchante alors les femmes. C’est le « New French Style » (la formule est de Gertrude Stein) qui marque toute l’importance de la Maison Balmain dans le renouveau de la couture française. À la même époque, Pierre Balmain fait de Karl Lagerfeld son assistant, après que celui-ci ait remporté, en 1954, (ex-aequo avec Yves Saint Laurent) un concours organisé par le Secrétariat international de la Laine, pour le dessin d’un manteau.

Dans les années suivantes, Pierre Balmain travaille plus encore sur la structure des vêtements. Si le style se renouvelle, dans les formes ou les coupes, il n’en reste pas moins une signature symbole de l’élégance à la française. La Maison Balmain est d’ailleurs la griffe attitrée des têtes couronnées et des stars, de la reine Sirikit de Thaïlande à Brigitte Bardot, en passant par Marlène Dietrich ou Katherine Hepburn.

Avec les années 70, la Maison Balmain se lance avec succès dans le prêt-à-porter. Elle restera une référence mondiale dans le monde de la mode jusqu’à la disparition de Pierre Balmain, en 1982. Son plus proche collaborateur et premier assistant depuis 1951, Erik Mortensen, succède au couturier. S’efforçant de perpétuer les valeurs et l’esprit du fondateur dans ses collections, il développe et renouvelle le style et la création de la Maison Balmain. À son départ en 1990, le jeune créateur Hervé Pierre est nommé à la tête de la création de la haute couture et du prêt-à-porter.

En 1993, l’arrivée de Oscar de la Renta – célèbre et talentueux couturier, à la tête de sa propre Maison depuis 1965 – va permettre à Balmain de renouer avec le succès. Directeur artistique de la haute couture, il crée des modèles fluides et élégants inspirés du style « Jolie Madame » de Pierre Balmain. La marque trouve alors un nouveau souffle. En parallèle, elle fait appel à Gilles Dufour, l’ancien bras droit de Karl Lagerfeld, pour prendre la direction artistique du prêt-à-porter et des studios de licences (1998). Il quittera son poste en 2000, et sera remplacé par Laurent Mercier en 2002. Cette même année, c’est Oscar de la Renta qui s’en va … et la Maison arrête la haute couture.

Vingt après le décès de son fondateur, Balmain est en perte de vitesse. Il faudra attendre la nomination, en 2007, du styliste Christophe Decarnin à la direction artistique pour que la Maison revienne sur le devant de la scène. Chargé dans un premier temps de la direction artistique du prêt-à-porter féminin, il lancera la première ligne masculine Balmain en 2008. Son style audacieux, rock et ultra-sexy, immédiatement reconnaissable, insufflera une nouvelle modernité à la marque, contribuant ainsi largement à sa renaissance et à son développement.

Micro-robe à sequins, robe longue sexy, jean bleach troué, tee-shirt destroy, débardeur loose, veste d’officier à brandebourgs, veste cintrée à épaulettes, … autant de pièces devenues cultes qui suscitent l’engouement pour le style Decarnin ! Jusqu’en 2011, Christophe Decarnin revisite magistralement les classiques de la marque tout en respectant ses fondamentaux comme la sobriété des coupes, les matières d’exception, le glamour hollywoodien ou encore l’esprit graphique des silhouettes. Plébiscitée par les rédactrices de mode, la marque – devenue incontournable – voit revenir les célébrités suivies par les it-girls et les modeuses averties. De Audrey Tautou à Gwyneth Paltrow, en passant par Marion Cotillard, Kate Winslet, Kate Hudson ou encore Anne Hathaway, elles sont nombreuses à s’afficher avec les créations de Christophe Decarnin.

Absent du défilé Automne-Hiver 2011-2012 en mars 2011, Christophe Decarnin quitte la Maison Balmain au mois d’avril. Un départ qui résonne comme un coup de tonnerre mais qui ne sonnera pas le glas de la marque dont il a révolutionné les codes avec succès. Son successeur n’est autre qu’Olivier Rousteing, responsable, depuis 2009, du studio de création pour les collections prêt-à-porter femme de Balmain.

Chargé, à 25 ans, de superviser la création et le développement des collections prêt-à-porter femme et homme, Olivier Rousteing doit relever un défi de taille. Salué dès son premier défilé pour son talent et sa maîtrise impeccable du style, il reste fidèle aux codes de la Maison dans un esprit mêlant le chic, le sexy, le précieux et toute la modernité d’une « cool attitude ». Un style à l’image de ses muses, « des femmes singulières et audacieuses comme Lou Doillon, Beyoncé ou Rihanna ».

D’une richesse incroyable, l’héritage historique de la Maison Balmain est mis à l’honneur au travers de chacune des collections d’Olivier Rousteing. Les innombrables créations répertoriées dans les archives sont une source constante d’inspiration, tout comme l’exceptionnelle maîtrise de techniques de couture pointues des petites mains de l’atelier. Conscient qu’il se doit d’être à la hauteur des standards extrêmement exigeants établis par ses prédécesseurs, Olivier Rousteing a su créé un style propre à Balmain, immédiatement identifiable.

Depuis, Olivier Rousteing a enrichi l’offre de la Maison parisienne avec des accessoires ultra-désirables : un premier sac griffé Balmain, le « Pierre », en collaboration avec la créatrice de bijoux Aurélie Bidermann (2012), des lunettes de soleil (2013), …, une première collection de haute joaillerie, résolument rock (2013). C’est la renaissance de la collection d’accessoires Balmain, basée sur les archives fournies et l’histoire unique de la Maison, l’atelier Balmain et sa maîtrise des techniques de couture traditionnelles, et le nouveau style, reconnaissable entre tous, insufflé à la Maison par Olivier Rousteing. En 2015, une collaboration entre Balmain et H&M suscite l’engouement et se vend à une vitesse spectaculaire. Elle reprend les éléments emblématiques des premières saisons de la Maison dirigées par Olivier Rousteing, et démontre la capacité du créateur et son équipe à cultiver une identité unique, reconnaissable entre mille. Une ligne pour enfant est lancée en 2016.

Ces dernières années, de nombreuses collaborations ont été initiées – avec le gala du Met en mai 2016 et 2018, la marque Beats en juillet 2017, l’Opéra de Paris en juillet 2017 également, L’Oréal en septembre 2017, Victoria’s Secret en novembre 2017, Beyoncé en avril 2018, Björk en avril 2019, Cara Delevingne en mai 2019, … -, et des collections capsules sont nées, comme celles par exemple lancées respectivement en mai et novembre 2018 pour les plateformes de vente en ligne Net-A-Porter et MyTheresa, ou comme une collection de robes de soirée (2018), une ligne pour nouveaux-nés (2019), une capsule réinterprétant la marinière pour Le Printemps (2019), …

Indépendamment d’Olivier Rousteing, Balmain lancera Pierre Balmain, fin 2011, une seconde ligne de prêt-à-porter mixte proposée à des prix plus accessibles. Fruit d’un accord de licence entre la Maison Balmain et le fabricant italien Ittierre, elle sera développée par un studio de création composé de stylistes indépendants en partenariat avec Ittierre, pour une clientèle jeune et urbaine. Initialement prévue en 2016, la fin de la collaboration entre les deux entreprises interviendra finalement de manière anticipée, à l’initiative de la Maison Balmain, en 2013.

La Maison Balmain, qui appartient depuis 2016 à Mayhoola, la société d’investissement de la famille royale du Qatar, a changé de propriétaire à plusieurs reprises. Sous la direction artistique du très moderne et talentueux créateur Olivier Rousteing, elle fait preuve d’une incroyable créativité et jouit d’une forte vitalité tout en signant un véritable retour aux sources avec, notamment en 2019, la relance de sa ligne haute couture – après 16 ans d’absence, la Maison faisait son grand retour en janvier -, et l’ouverture de sa nouvelle boutique parisienne – véritable magasin amiral – au 374 rue Saint-Honoré en février.

Visuel : Balmain

http://www.balmain.com/

Marque mise à jour le 18 août 2019

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