Agnelle

La ganterie Agnelle est une entreprise familiale créée en 1937 à Saint-Junien (87), la « Cité du gant de cuir » en France. Dirigée – depuis 2001 – par Sophie Grégoire, l’arrière petite-fille du fondateur, c’est une Maison de tradition, de luxe et d’exception unanimement reconnue au niveau international ; une Maison qui, depuis trois générations, transmet le même savoir-faire pour façonner les plus belles collections de gants.

En 1937, Joseph Pourrichou, directeur des Papeteries du Limousin, crée un atelier de fabrication de gants pour son fils Lucien. Lorsque la guerre éclate, le jeune homme est mobilisé et son épouse, Marie-Louise, prend la direction de l’entreprise. Développant et cultivant des liens de confiance avec ses fournisseurs, elle va multiplier les commandes et lancer Agnelle. En 1955, elle construit une usine moderne dans le centre de Saint-Junien. À cette époque, Agnelle fait de la sous-traitance pour les grands magasins américains et pour la chaine « Dames de France ».

Au décès de Marie-Louise en 1965, Josy Le Royer, sa fille, lui succède à la tête de l’entreprise. À cette époque, la ganterie française est en perte de vitesse et déjà, de petits ateliers de fabrication de gants ont dû fermer leurs portes à Saint-Junien. Josy Le Royer décide alors d’aller présenter ses nouveaux modèles aux acheteurs des grands magasins parisiens. Elle rencontre aussi les dirigeants de la Maison Christian Dior et se voit confier la façon de leurs gants. Après cette première collaboration, un accord de licence est conclu entre les partenaires, permettant à Agnelle de concevoir les gants des lignes couture et prêt-à-porter de la Maison Dior.

Par la suite, d’autres grands noms de la couture feront confiance à Josy Le Royer : parmi eux, Emmanuel Ungaro, Gianfranco Ferre, Hanae Mori, Lanvin, Louis Féraud et Yves Saint Laurent. Elle collaborera aussi avec des créateurs tels que Jean-Paul Gaultier, Thierry Mugler, Claude Montana, Jean-Charles de Castelbajac, Christian Lacroix ou Azzedine Alaïa. Dans les années 70, ces jeunes stylistes au talent prometteur sont encore des inconnus mais Josy Le Royer n’hésite pas à réaliser leurs créations audacieuses. Parallèlement, elle ouvre le marché et propose une collection plus accessible. Sophie Grégoire, sa fille, la rejoint au sein de l’entreprise en 1986. Comme sa mère, Sophie Grégoire prend le parti de l’innovation et du style et travaille avec de nombreux créateurs. Intuitive et audacieuse, elle crée en 1988 un atelier aux Philippines. Parfait complément de l’activité de l’atelier de Saint-Junien, il confectionne des gants dans des cuirs d’excellence, venant de mégisseries françaises. Cette même année, Agnelle commence à travailler pour Maud Frizon, Chevignon et Agnès B. D’autre part, elle s’installe aux Galeries Lafayette et au Bon Marché. Les années suivantes, d’autres marques entrent dans le catalogue des collaborations avec Agnelle : Jil Sander, Calvin Klein, Longchamp, Le Tanneur et Cacharel.

En 1999, la Maison Agnelle est acquise par Wells Lamont, leader américain sur le marché du gant. Deux ans plus tard, alors que le groupe cherche à se séparer d’Agnelle, Sophie Grégoire s’associe à des partenaires financiers privés et rachète l’entreprise familiale en 2001. La ganterie Agnelle peut alors reprendre sa place parmi les grandes Maisons françaises de tradition, au savoir-faire d’exception. Cette même année, la licence avec la Maison Dior prend fin mais la collaboration va se poursuivre, tandis que d’autres grands noms et marques de mode – Marc Jacobs, Zilli, Loewe, Celine, Lanvin, Lacoste, APC – s’ajoutent au fil des années au catalogue d’Agnelle.

Reconnue pour son remarquable savoir-faire, Agnelle obtient – en 2006 – le label « Entreprise du Patrimoine Vivant » (« une marque de reconnaissance du ministère de l’Économie, des Finances et de l’Industrie mise en place pour distinguer les entreprises françaises aux savoir-faire artisanaux et industriels d’excellence »). Attribué pour une période de cinq ans, ce label peut l’être « à toute entreprise qui détient un patrimoine économique, composé en particulier d’un savoir-faire rare, renommé ou ancestral, reposant sur la maîtrise de techniques traditionnelles ou de haute technicité … « . Un label qui lui sera renouvelé évidemment. Notez enfin que la marque est inscrite, depuis 2011, à l’inventaire des « Métiers d’Art Rares » de l’Unesco.

Aujourd’hui, les collections signées Agnelle sont distribuées dans de nombreux points de vente à travers le monde. La marque continue de travailler avec les Maisons les plus prestigieuses et signe de nouvelles collaborations avec d’autres créateurs, parmi lesquels ceux appartenant à la jeune génération comme Anthony Vaccarello par exemple ou Louis Gabriel Nouchi. Agnelle se diversifie également et lance, en 2015, une collaboration avec la styliste belge Marie-Laurence Stévigny pour une première collection de sacs.

Les gants Agnelle témoignent d’un travail d’excellence et d’un remarquable savoir-faire porteur d’une histoire et tourné vers l’innovation. Toujours plus dynamique, la marque développe des partenariats exclusifs – gants parfumés avec la Maison Guerlain, gants de conduite avec les Champagnes Veuve Cliquot, des bandeaux en cuir avec la marque Princesse tam.tam, … – et crée des collections capsules innovantes. Fidèle à son ADN, elle renforce son positionnement luxe avec – depuis 2018 – une nouvelle identité visuelle et un nouveau logo – élégant et épuré – qui trouve son inspiration dans les archives de la Maison.

Visuel : Agnelle

http://www.agnelle.fr

Marque mise à jour le 7 août 2019

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