« Figuerie », une collection complète d’intérieur signée Trudon

Focus aujourd’hui sur « Figuerie », la nouvelle senteur iconique de la Maison Trudon, à découvrir dans une collection complète d’objets parfumés. Inspirée par la Figuerie du Potager Royal à Versailles, elle capture le parfum d’un figuier aux premières lueurs du printemps. Contrastée, la fragrance imaginé par le parfumeur Émilie Bouge s’ouvre sur une note fraîche d’une figue blanche dans sa plus pure naturalité – vivante, verte et boisée – et révèle ensuite une face obscure. Combinée avec du patchouli, un accord humus et terre illustre le côté humide et terreux des figuiers rentrés pour l’hiver. À cela s’ajoute un effet mousse ainsi qu’une touche de santal qui évoque les caisses de bois. Par opposition, vient l’ambroxan CX, lumineux et minéral comme les façades en pierre de taille chauffées par le soleil, puis une touche d’armoise qui accentue le côté printanier du sillage dans toute sa vérité organique.

Avec « Figuerie » – pour sa première collection depuis son arrivée en tant que directeur artistique de Trudon -, Hugo Ferroux propose une interprétation de la figue, marquée par l’élégance et l’esprit du 18ème siècle. Les feuilles de figuier fraîches et les notes végétales se marient à des accords boisés et terreux plus profonds, reflétant le contraste entre la lumière du soleil et l’ombre des serres des jardins royaux. Marquée « par la vision de ces figuiers qui passent de l’ombre des caves l’hiver, à la lumière des jardins le printemps venu », Émilie Bouge propose « une figue-patchouli qui, sans être gourmande, évoque un fruit délicat et distingué. » Composée de quatre tailles de bougies parfumées, de deux diffuseurs (rechargeables) et d’un vaporisateur d’intérieur, la collection « Figuerie » – de 40€ à 500€ – est présentée dans des contenants en verre céladon orné d’un marquage à l’or chaud, faisant écho aux art décoratifs du 17ème siècle où les soieries, brocards et décors intérieurs associaient souvent ces deux teintes caractéristiques du goût aristocratique français.

Un peu d’histoire … à l’origine de la création du Potager Royal, vitrine du savoir-faire horticole français depuis 350 ans, se trouve un homme visionnaire, avocat de formation devenu agronome : Jean-Baptiste de La Quintinie (1624-1688). À la demande de Louis XIV, il fut l’architecte de sa construction au cœur du domaine royal de Versailles. Déjà pour l’époque, le Potager Royal représentait une véritable prouesse technique. C’est sur une zone marécageuse que La Quintinie imagina ce jardin, et draina le terrain pour y avoir un sol plus propice et apte à l’agriculture. Aujourd’hui, ce jardin patrimonial remarquable, symbole et puissance de la cour de Louis XIV de 9 hectares, est classé au titre des Monuments historiques et inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO. C’est au cœur de ce jardin d’exception que se trouve la Figuerie Royale (ou « figuierie ») commandée par Louis XIV à La Quintinie dans un seul but : cultiver des figuiers pour proposer ce fruit, l’un de ses préférés, à sa cour, tout au long de l’année, même hors saison. Pavillon construit par Jules-Hardouin Mansart sous la direction architecturale de La Quintinine, la Figuerie est l’un des joyaux à la technique révolutionnaire du jardin. Elle combine architecture, microclimat et horticulture. Cultivés en pots au sein de la Figuerie Royale, les figuiers du Roi profitaient du microclimat de la serre en hiver et de la chaleur réfractée par les murs du Château les beaux jours venus.

Visuel @ Trudon

« Figuerie », une collection complète d’intérieur signée Trudon

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