Perrier-Jouët

Fondée à Épernay en 1811, Perrier-Jouët est une Maison de champagne – l’une des plus anciennes de France – issue d’une longue tradition de savoir-faire, avec des vignobles exceptionnels, et réputée pour ses champagnes floraux et complexes d’une rare finesse, marqués de l’empreinte du chardonnay. Elle appartient à Martell Mumm Perrier-Jouët (depuis 2005), la prestigieuse branche cognac et champagne du groupe français Pernod Ricard – spécialisé dans la fabrication et la distribution de vins et spiritueux et à la tête d’un portefeuille unique de marques premium de dimension internationale, l’un des plus complets du marché.

L’histoire de Perrier-Jouët commence en 1811 – donc -, l’année suivant le mariage de Pierre-Nicolas Perrier et Rose-Adélaïde Jouët. Issus respectivement d’une famille de producteurs de champagne et d’une famille de marchands, ils partagent passion et exigence dans un objectif d’excellence, au service d’une clientèle qu’ils veulent, dès les débuts de leur Maison, internationale. Vigneron chevronné, Pierre-Nicolas Perrier est aussi un homme avisé, et un pionnier dans le domaine de la traçabilité et dans la lutte anti-contrefaçon – ainsi, à l’instar des grandes Maisons de champagne, Perrier-Jouët sera la première à apposer l’année du millésime sur ses bouteilles. En quête de perfection, elle privilégiera toujours la qualité – aujourd’hui comme hier -, allant jusqu’à refuser toute production de champagne jugée trop pauvre et confiant au silence de ses caves les vins issus des années les plus remarquables. C’est là, d’ailleurs, que le plus ancien millésime de champagne est conservé : Perrier-Jouët 1825.

L’excellence du vignoble Perrier-Jouët, la qualité des productions de la Maison et leur style unique vont conduire rapidement et tout naturellement les champagnes Perrier-Jouët sur les tables les plus prestigieuses ; celles notamment des cours royales, de Napoléon III ou de la Reine Victoria. La Princesse Grace de Monaco ayant en son temps sélectionné la bouteille aux anémones du Japon, Perrier-Jouët Belle Epoque accompagne le Bal de la Rose depuis de nombreuses années.

En 1854, Charles Perrier – marié à Octavie Gallice – succède à ses parents à la tête de la Maison de champagne. Passionné de science et de nature, il créera des serres dans les jardins du château Perrier construit par sa famille sur l’emblématique avenue de Champagne, la voie la plus prestigieuse de la ville d’Épernay. Là, il va cultiver de très nombreuses plantes et mener des recherches sur la vigne. Sous sa direction, la réputation des vins de la Maison Perrier-Jouët s’établit dans toute l’Europe. Servie sur les tables de Napoléon III, Léopold 1er de Belgique, Charles XV de Suède et de Norvège, également de la Reine Victoria, la marque obtient en 1861 le mandat royal lui permettant de devenir l’un des fournisseurs officiels de la cour d’Angleterre.

Charles Perrier et son frère Édouard n’ayant pas d’enfants, c’est Henri Gallice – le neveu d’Octavie – qui prend le contrôle de la Maison Perrier-Jouët en 1872, perpétuant ses valeurs fondatrices. Formé par Charles Perrier et véritable œnologue, il va maintenir un niveau de qualité élevé, allant lui aussi jusqu’à ne pas mettre en bouteilles les années jugées insuffisantes, et assemblant des millésimes devenus légendaires. Un niveau de qualité qui se traduit par la vente à l’étranger, notamment aux États-Unis – l’un des nouveaux marchés de la Maison -, d’un très grand nombre de bouteilles (un million en 1880). Parallèlement, Henri Gallice cultive un goût certain pour l’art contemporain. En 1902, au cours de la période de paix connue sous le nom de « Belle Époque », il collaborera avec Émile Gallé – l’une des figures les plus marquantes des arts appliqués de son époque et l’un des pionniers de l’Art nouveau – qui créera le décor d’anémones blanches du flacon de la cuvée prestige Belle Epoque de Perrier-Jouët. Depuis, Perrier-Jouët a commandé de nombreuses œuvres à des artistes, reconnus et émergents.

Après avoir subi la crise du Phylloxera – un puceron venant des États-Unis qui détruira en quelques années une très grande partie du vignoble français, provoquant la disparition de cépages et de vignobles ancestraux – et le désastre de la Première Guerre mondiale, la Maison Perrier-Jouët va ouvrir un nouveau chapitre de son histoire avec, à sa direction, Louis Budin, le beau-frère du fils de Henri Gallice, René. Il va notamment s’employer à construire un véritable réseau commercial pour diversifier la clientèle étrangère et partir à la conquête du marché français, laissé jusque là de côté. En 1949, son fils Michel le seconde à la direction de Perrier-Jouët. Louis Budin se retire en 1959 et lui laisse les clés de l’entreprise. Cette même année, la Maison de champagne G.H. Mumm rachète Perrier-Jouët. C’est Michel Budin, d’ailleurs, qui redécouvre en 1964 les magnums décorés en 1902 par Émile Gallé. Souhaitant aller à l’encontre des tendances contemporaines du moment, il décidera d’en utiliser le motif très élégant pour la nouvelle cuvée de la marque, lancée en 1969 sous l’appellation Belle Epoque, comme une allusion à l’Art nouveau dans un dialogue nourri d’authenticité et d’élégance avec la nature.

Composé des cinq principaux crus de Champagne, le vignoble de Perrier-Jouët s’étend actuellement sur 65 hectares classés à 99,2% sur l’échelle des crus dont 40 hectares de Chardonnay sur les Grands Crus de Cramant et d’Avize. Cépage emblématique – floral, élégant et fin, racé, ciselé -, le Chardonnay est la signature du champagne Perrier-Jouët. Comme un bijoutier façonne une pierre précieuse, la Maison met en évidence le caractère exceptionnel de sa terre dans la production de son champagne, en particulier lors de l’étape décisive de l’assemblage, dans un processus transmis depuis la création de Perrier-Jouët par sept maîtres de chai. Septième Chef de Caves de la Maison depuis 1993, Hervé Deschamps a appris – pendant 10 ans aux côtés de son prédécesseur – comment maîtriser les subtilités de la signature Perrier-Jouët et sa tonalité florale unique. Gardien de ce savoir, il perpétue et cultive désormais ce précieux héritage, façonnant, ciselant et taillant avec minutie chacun des crus qui entrent dans la composition de ses créations lors de l’assemblage. Comme un artisan, il travaille à la cuve, parcelle par parcelle, pour faire de chaque cuvée un vin unique.

Depuis 2005, la Maison Perrier-Jouët appartient au groupe Pernod Ricard. Perpétuant le style créé et porté par les fondateurs, elle symbolise l’art de vivre à la française et œuvre au rayonnement de la France dans le monde, comme le font les autres grandes Maisons de luxe françaises et institutions culturelles membres du Comité Colbert, que Perrier-Jouët a rejoint en 2010. Maison de tradition au remarquable savoir-faire, elle mise également sur l’innovation et continue d’exprimer sa philosophie personnelle du champagne à travers l’art.

Visuel : Perrier-Jouët

http://www.perrier-jouet.com

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