Le Galion

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Le Galion est une Maison française de haute parfumerie fondée, en 1930, par le Prince Murat – descendant de Joachim Murat, beau-frère de Napoléon 1er et roi de Naples – puis cédée en 1935 à Paul Vacher, parfumeur de talent, « considéré par certains comme l’un des plus grands maîtres de la parfumerie, au même titre qu’Ernest Beaux, Ernest Daltroff, Jacques Guerlain ou Edmond Roudnitska. »

Créé en 1936, « Sortilège » – l’un des fleurons de la Maison – connaît un succès immédiat. Composé de plus de 80 essences naturelles, c’est un parfum raffiné, chic et sensuel « qui rend les femmes fidèles. À leur parfum » (publicité de 1965). L’année suivante, en 1937, Paul Vacher imaginera d’autres belles fragrances comme « Bourrasque » et quelques soliflores dont « Iris » et « Tubéreuse ». En 1938, alors que l’Europe gronde, il crée « Brumes », … Remarquablement doué, Paul Vacher – qui a été formé par Marcel Guerlain dans les années 25 – a travaillé chez Lanvin avant de se lancer; il y a collaboré à la création des emblématiques « Arpège », « Rumeur » et « Scandal ». Il sera également sollicité par Christian Dior : en 1946, pour imaginer le premier parfum du couturier, le merveilleux « Miss Dior » (lancé en 1947), puis au début des années 60, pour créer le premier cuir Dior, « Diorling » (1963).

Bien entendu, Paul Vacher continue de créer des parfums pour Le Galion : « Special for Gentlemen » (1947), « Frac » (1949), « Lily of the Valley » (1950), « La Rose » (1950), ou encore le bien nommé « Snob » (1952), « Whip » (1953), … Le parfumeur est doué et prolifique et grâce à son talent, Le Galion s’impose comme un grand nom de la belle parfumerie française. Dans les années 50, Paul Vacher rachète un hôtel particulier à Neuilly sur Seine pour y installer l’usine et les bureaux de la Maison.

Les années 60 : la renommée des parfums Le Galion est internationale, et « Sortilège » est vendu, en 1964, dans 97 pays. Outre « Diorling », Paul Vacher va composer deux parfums pour le couturier Jean Dessès (« Celui » et « Kalispera » en 1962). Pour la Maison Le Galion, ce sera la « Cologne extra vieille » (1967) puis « Galion d’Or », « Vétyver » (tous deux en 1968), ou encore « L’Eau noble » (1972). En 1975, Paul Vacher disparaît brutalement. C’est sa fille Dominique de Urresti, qui, après 10 ans de collaboration avec le parfumeur, devient alors le nez de la Maison. Pas pour très longtemps, cependant; en 1980, la société Le Galion est vendue à un groupe américain. Mal gérée, elle périclite rapidement et les parfums Le Galion tombent dans l’oubli.

Plus de 30 ans plus tard, en 2014, Le Galion est de retour avec, à sa tête, Nicolas Chabot (un ancien du groupe LVMH), Dominique de Urresti et une équipe de parfumeurs. Renaissant de ses cendres tel le phénix, la Maison va faire revivre les formules de Paul Vacher en rééditant, dans un premier temps, 9 parfums d’exception ayant fait les beaux jours de la marque, dont l’envoûtant « Sortilège ». Suivront, dès 2015, des créations rares élaborées sous le signe de la distinction et de l’élégance – « Cuir », « Aesthete », « Sortilège Elixir », « Essence Noble », « Sovereign » – puis, en 2016, des Colognes, composées par le parfumeur Rodrigo Flores-Roux, ou encore « Sang Bleu », un masculin racé élaboré – en collaboration avec Dominique de Urresti – à partir d’une formule inachevée de Paul Vacher issue des archives de la Maison. Le Galion dont le nom – inspiré des grands navires à poupe carrée – suffit à évoquer les grands larges et l’évasion, est une magnifique invitation au voyage; un voyage sur les traces d’une belle Maison qui perpétue aujourd’hui l’héritage de Paul Vacher et sa quête d’excellence.

http://www.legalion.fr/

Marque mise à jour le 9 août 2017

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